Alain Schuhl

Alain Schuhl est Directeur Général délégué du Centre National de la Recherche Scientifique et se consacre aujourd’hui au management de la recherche. Longtemps chercheur en sciences physiques, expert en magnétisme, il s’est spécialisé dans les phénomènes de transport de courants électriques magnétiquement polarisés, la spintronique, d’abord chez Thales à Orsay, puis comme professeur à Nancy et ensuite à Grenoble. L’électron porteur d’une charge électrique est aussi un petit aimant. On sait maintenant contrôler ce magnétisme à l’échelle atomique et ainsi concevoir et réaliser de nouveaux composants électroniques. Alain Schuhl s’est aussi investi dans la vulgarisation scientifique, écrite dans Science et vie Junior, orale à la radio et audiovisuelle. Il compte cinq ouvrages à son actif à l’usage des petits et des grands.

Jean-Luc Schwartz

Jean-Luc Schwartz est directeur de recherches au CNRS. Il travaille sur la parole et le cerveau, sur le "système miroir" qui fait que lorsque l'on écoute ou qu'on regarde quelqu'un qui parle, le "système moteur" de notre cerveau s'active, comme si on allait parler à la place de l'autre, en se reflétant dans ses actions comme dans un miroir. Pour ça, il combine, avec ses collègues, les techniques de la modélisation mathématique, les données des neurosciences cognitives et de la psychologie expérimentale et les connaissances sur le langage humain. Parfois il écrit des livres ou des articles destinés au grand public. Souvent, il travaille sur la structuration des "sciences cognitives", son dada. Parfois aussi il chante, pour mettre de l'air dans la vie, après avoir mis des sciences en goutte.

Jean Lilensten

Le travail de Jean Lilensten concerne les environnements spatiaux planétaires. Au début des années 90, la communauté scientifique travaillant sur les relations Soleil-Terre, avait un terrain d’action relativement circonscrit. Deux évolutions majeures l’ont considérablement marquée. La première est la météorologie de l’espace. Ce terme est apparu de façon récurrente au milieu des années 90. Il s’agit de prolonger les connaissances scientifiques de façon à pouvoir à terme quantifier l’activité solaire et ses impacts sur notre société. La seconde est la planétologie comparée. Il est apparu de plus en plus évident que les enveloppes spatiales des planètes jouaient un rôle majeur dans leur histoire, et que pour s’y intéresser, les spécialistes de la Terre étaient bien armés. Dans les dernières années, ces courants semblent se rejoindre pour former une « météorologie de l’espace des planètes ». Jean a développé ses recherches dans les deux domaines, abordant l'impact de l'activité solaire sur différentes planètes (Terre, Mars, Vénus, Jupiter, Saturne, Uranus), découvrant l’existence d’aurores bleues sur Mars, et comment il est possible de « voir » le champ magnétique autour d’une planète à travers son rayonnement nocturne (dont bien sûr les aurores polaires). Il a créé un simulateur d’aurores polaires, la Planeterrella, dont il existe plusieurs dizaines de copies dans le monde. Il a publié 15 livres, dont le dernier s’intéresse à l’épistémologie (J. Lilensten, Les sens du mot sciences, ISBN: 978-2-7598-2234-8, EdPSciences editeur, 2018).

Antoine Depaulis

Antoine Depaulis est directeur de recherche Inserm et responsable d'une équipe au Grenoble Institut des Neurosciences. Neurobiologiste de formation, il cherche à comprendre comment les neurones se synchronisent en un clin d'oeil lors d'une crise d'épilepsie. Pour lui, tous les moyens sont bons pour parler de cerveau et, en plus de Science Expresso, il écrit régulièrement des articles pour Atout Cerveau, explique comment les neurones applaudissent lors d'un impromptu scientifique avec la troupe des "n+1" et ce qui se passe lors d'une crise d'épilepsie dans Trouble, le film de Catherine Diran.